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Au pays de la Chicoutai 
Kayak de mer sur la Basse-Côte-Nord

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RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

INDEX : 

LANGUE ET ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Les communautés de la Basse-Côte-Nord reflètent l'histoire de la région.  Les plus anciens peuplements étaient constitués des villages Innus (Montagnais) situés à l'embouchure des rivières où les habitants s'installaient pendant la saison d'été avant de retourner plus au nord pour les chasses d'hiver.  Maintenant regroupés et un peu plus sédentaires, les Innus se retrouvent surtout à Kamatshenan (La Romaine) et Pakua-Shipi (St-Augustin).  Il parlent le montagnais et le français.  Au début du mois d'août, le grand festival montagnais regroupe chaque année les communautés Innus de toute la Côte-Nord, notamment celles de Betsiamites (près de Baie Comeau), de Sept-Îles, de Mariotenam (rivière Moïse) et de Nutashquan (Pointe-Parent).  Il est sage d'en tenir compte lors des réservations sur le Nordik car le bateau se remplit entre Havre-St-Pierre ou Natashquan et La Romaine à ce moment-là.  Une exploration en kayak est une opportunité unique de découvrir ces communautés et leur culture.

Très tôt (même avant l'arrivée de Jacques Cartier), la région recevait la visite des pêcheurs européens (basques et bretons entre autres) qui venaient se ravitailler le long des côtes mais qui n'ont laissé que très peu de trace de leur passage.  Au 18 et 19ème siècles, la traite des fourrures avec les communautés Innus, la pêche et la chasse aux phoques ont donné naissance aux villages que l'on retrouve aujourd'hui.  Leurs habitants venaient souvent de Terre-Neuve et des Îles Anglo-normandes (Jersey, Guernesey).  C'est ce qui explique la présence d'une population majoritairement anglophone dans tous les villages de Kegaska à Blanc-Sablon, à l'exception de deux : La Romaine et Tête-à-la-Baleine.  La population de Blanc-Sablon regroupe des anglophones et des francophones.  L'anglais parlé sur la Basse-Côte-Nord peut surprendre l'oreille du voyageur.  On se croirait plutôt à Terre-Neuve tant l'accent est prononcé.  Bien que beaucoup de résidents anglophones parlent ou comprennent le français, nous avons senti que tous appréciaient que nous parlions anglais, un signe de respect de la culture et de l'histoire de cette région.

Les populations francophones furent les premières à s'établir de façon permanente au 17ème siécle mais peu de ces premiers établissements subsistent.  D'autres populations, originaires d'Acadie et de différentes régions du Québec (Îles de la Madeleine, Berthierville, La Tuque) se retrouvent surtout à La Romaine et à Tête-à-la-Baleine.  La proximité des villages et les rencontres fréquentes entre leurs habitants, surtout en hiver alors que l'on peut se déplacer facilement en motoneige tout le long de la côte, ont un peu mélangé les populations.  Ainsi Walter Lavallée, de Saint-Augustin, nous racontait que son père était de La Tuque et sa mère de Terre-Neuve.

Avec la disparition des deux principales activités économiques (chasse aux phoques et pêche à la morue), beaucoup de résidents quittent la région pour aller travailler ailleurs pendant l'été : ouvriers de la construction en Alberta et en Ontario, travailleurs forestiers dans le nord du Québec et de l'Ontario.  Les villages perdent ainsi près de 50% des hommes en été.  C'est en hiver que tout s'anime et que la vie sociale est la plus active.  Beaucoup nous ont affirmé qu'ils préfèrent de loin la saison d'hiver!

Il reste une petite activité locale avec la pêche au crabe des neiges (un pêcheur commercial à Saint-Augustin mais plusieurs à Kegaska), la pêche au flétan et la culture des pétoncles.  Il reste un pêcheur commercial de homards à Baie Napetipi, à l'est de St-Augustin.  Quelques pourvoiries ou camps de pêche attirent les amateurs de saumon et de truite, ou de chasse selon les saisons (Norman Bobbitt à l'embouchure du Gros Mécatina, Leo McKinnon sur l'île Pagouatchiou dans l'archipel de Kécarpoui et les Bilodeau sur les îles aux Chiens notamment).
 


NUMÉROS DE TÉLÉPHONE

Relais Nordik : 1-800-463-0680

Le Marin (équipement et quincaillerie marine, cartes marines et cartes topographiques - Sept-îles) : 418-962-1434

Campings -       des Érables (La Malbaie - Pointe au Pic) : 418-665-4212
                        Paradis Marin (Grandes Bergeronnes) : 418-232-6237
                        de la Minganie (Longue Pointe de Mingan) : 418-949-2320
                        Natashquan : derrière le quai fédéral (la plage des Galets est déconseillée à cause de la circulation)

Kayak OPS (Conseils et sécurité pour les kayakistes - Longue Pointe de Mingan) : 418-949-2877

Gîte La Chicoutée (Longue Pointe de Mingan) : 418-949-2434

Expédition Agaguk (Découverte de l'Archipel de Mingan, location d'équipement - Havre St-Pierre) : 418-538-1588

TRANSPORT : LE NORDIK

Le Nordik Express est le principal lien entre la Basse-Côte-Nord et le reste du Québec.

D'avril à décembre, ce navire combine le transport du fret et des passagers, bouclant, une fois par semaine, un circuit l'amenant de Rimouski à Blanc-Sablon et retour.  Conçu à l'origine pour le réapprovisionnement des plates formes pétrolières, le Nordik Express est très bien adapté à sa mission actuelle.  Il peut transporter 276 passagers.  Il est équipé d'une grue lui permettant de charger et de décharger les containers de 20'.  Il transporte une gamme inimaginable de marchandises allant de la boîte de chips au camion de pompier, à destination des 6 ports de la Basse-Côte-Nord qu'il dessert. Son faible tirant d'eau lui permet de se faufiler entre les îles et dans les "rigolets" qui font de la région le paradis des petites embarcations.

Tarif
Il est essentiel de réserver les billets d'avance.  Les réservations effectuées sans dépôt risquent d'être annulées.  Différents styles de cabine sont disponibles, de même que des billets sans cabine.

À titre indicatif, en 2001, le billet Natashquan - Saint-Augustin coûte environ $80 par personne et le transport d'un kayak (au tarif minimum pour un poids de 100 lbs) coûte environ $31 (aller simple).

Itinéraire :
Cliquer ici pour le détail des trajets et l'horaire.
 (Source : Horaire 2001, Relais Nordik - Horaire sujet à changement sans préavis)

Contact :
Téléphone : 1-800-463-0680
Fax : 418-722-9307
e-mail : info@relais.nordik.desgagnes.com
Note : j'ai eu des réponses par fax et par téléphone - heures de bureau seulement, peu de succès par e-mail.

ENVIRONNEMENT

Le paysage côtier ressemble à la toundra : mousses et lichens, petites fleurs, rochers nus.  Ce n'est que dans les coins abrités ou un peu plus loin de la côte que l'on retrouve des arbres (épinettes presque exclusivement) et buissons.

Ce type de végétation est extrêmement fragile et on peut facilement voir les traces de pas ou de campement même s'ils datent de plusieurs années.

 Nous avons appliqué, autant que possible, les principes de camping écologique "Leave No Trace"  :
 - planification et préparation des bagages et repas en fonction de minimiser les impacts
 - campement sur la plage ou sur des rochers nus autant que possible
 - éviter de marcher sur la végétation fragile ou respecter les sentiers déjà établis
 - ne laisser aucun détritus
 - ne pas faire de feu (ou à la rigueur les faire dans une zone qui sera recouverte à marée haute)
 - ne pas couper de bois

Pour les besoins : petit trou sous la ligne de marée haute en s'assurant de recouvrir le tout pour ne laisser aucune trace visible et en ne laissant aucun papier (il ne se décompose pas et réapparaît éventuellement).

Cela demande un peu de préparation (éliminer le maximum d'emballage avant de partir, avoir une petite réserve de sacs pour avoir des poubelles disponibles, amener une petite pelle).

Animaux
Le seul petit animal que nous ayons rencontré était un petit vison qui se promenait le long d'une rive.  Nous avons aussi vu les traces d'un autre petit animal non identifié sur un de nos kayaks.  On nous a dit qu'il y a des ours mais rarement le long des côtes.  Nous n'en avons vu aucune trace.  On nous a également parlé de deux ours polaires vus dans la région de Saint-Augustin (l'un d'eux avait été tué au début du mois de juin car il devenait une menace pour le village).  Ces ours avaient dû arriver dans la région sur des glaces au printemps.  Nous n'avons vu aucune trace de petits rongeurs.

Il y a par contre une grande variété d'oiseaux marins, dont des balbuzards (aigles pêcheurs) surtout dans l'archipel de Saint-Augustin.  Le cri des sternes et des mouettes et le chant des huards nous ont accompagnés pendant tout le voyage.

Nous n'avons vu que peu de mammifères marins : phoques, marsouins et quelques petits rorquals.

Insectes
Mouches noires, moustiques, taons : le catalogue est complet...  Il faut prévoir des filets de protection et des produits anti-moustique ("DEET", "Muskol"...).  Nous allons essayer de trouver un filet pouvant servir d'abri cuisine pour compléter notre équipement.

CAMPER

 En général, le problème de trouver un bon site de camping, c'est l'embarras du choix...  Par contre, le choix pour ce qui est de la nature du sol est plus limité : roc ou mousse.  Trouver un site protégé du vent peut également poser un problème.  Dans tous les cas, il est essentiel de pouvoir solidement installer sa tente sans piquet.

Avec un peu de préparation, c'est très facile : assurez-vous d'avoir une provision de petites ficelles (1 m de long chacune) afin de pouvoir attacher des pierres à chaque endroit où un piquet serait planté (tapis de sol, double toit, tendeurs).  S'il y a beaucoup de vent, il suffit de mettre une pierre un peu plus grosse.

 Si vous campez sur la mousse, assurez-vous de replacer les pierres sur une surface dure en quittant le site.  Les pierres écrasent la mousse et la tuent éventuellement.  C'est une bonne excuse pour construire un petit inukshuk en quittant le campement!

La mousse est comme une éponge et peut être très humide (c'est ainsi qu'elle peut survivre).  Un tapis de sol est très utile.

Comme matelas, nous utilisons des Thermarest.  Mis à part leur confort, leur légèreté et leur peu de volume, ils offrent l'avantage de protéger les sols fragiles en répartissant un peu votre poids.

Nous aurions aimé dormir à la belle étoile à quelques reprises.  Il faut cependant compter sur les moustiques et sur une bonne rosée (lorsqu'il y a un vent de mer).

RAVITAILLEMENTS

Nous avions embarqué des vivres pour un peu plus de deux semaines.  En pratique, on se trouve rarement à plus de 3 jours d'un village.  S'il est difficile d'y trouver un grand choix d'aliments frais (fruits et légumes), il y a par contre une bonne sélection de conserves et d'aliments secs, jus etc.

On nous a souvent demandé si nous pêchions...   En fait, non.  Mais nous l'avons regretté.  La prochaine fois, j'amène une ligne et j'achète un permis.

Pour ce qui est de l'eau potable, nous en avons trouvé sur le quai de Harrington Harbour.  Plusieurs des autres quais n'en ont pas : Natashquan, Tête-à-la-Baleine, Saint-Augustin (si le gardien est absent).  Par contre, on trouve assez facilement des ruisseaux le long des rives, en regardant bien, particulièrement s'il y a des reliefs plus élevés.  L'eau est souvent rouge à cause des minéraux.  Lorsque le ruisseau était douteux, nous avons filtré l'eau.

Nous avions 4 contenants de 4 litres que nous avons remplis à quelques reprises et n'avons jamais manqué d'eau.

LA NAVIGATION, LES COURANTS ET LES MARÉES

La navigation côtière ne pose pas de problème particulier, à l'exception du manque d'indices à l'occasion.  Il faut donc soigneusement suivre les cartes et essayer de reconnaître les îles et les baies pour ne pas se perdre.  Les conséquences d'une erreur ne sont pas très graves en général, et se limiteront à une "perte de temps" et à la découverte d'un paysage qu'on aurait manqué autrement.  Par contre, il faut dire que les détours peuvent être longs si on pénètre dans une longue baie par erreur.

La difficulté peut être plus importante en cas de brouillard et une petite expérience de la navigation à l'estime est utile.

Nous avons utilisé des cartes topographiques à grande échelle (1/250 000) pour avoir une vue d'ensemble.  Chaque carte couvre une superficie de 110 par 140 km.  Il en faut 4 pour aller de Natashquan à Blanc-Sablon :

Pour la navigation, nous avons utilisé des cartes marines (1/75 000 soit environ 2.5 cm = 1 mille marin et 1/36 000 soit 5 cm = 1 mille marin).  Il en faut 10 pour couvrir la côte de Natashquan à Blanc-Sablon : Note : pour les cartes marine, l'identification ci-dessus ne correspond pas exactement au nom officiel des cartes mais permet de les situer plus facilement.

Nous achèterons éventuellement les cartes topographiques de la série 1/50 000 qui donnent beaucoup plus de détails sur la géographie de la côte, totalement absente des cartes marines.

Dans la région, la plupart des cartes sont disponible à Sept-îles chez Le Marin.

Les marées ne sont pas très hautes pour ceux qui ont connu le Saguenay, la baie de Fundy ou la côte du Maine.  On ne peut cependant pas les ignorer.  Pendant notre séjour, l'amplitude des marées variait entre 1.50 m et 2 m, largement assez pour voir partir à la dérive un kayak lorsqu'on a le dos tourné...  Les tables des marées  sont essentielles mais se trouvent facilement.

L'utilisation d'un GPS peut être particulièrement précieuse en cas de brouillard.

Les courants n'ont été un facteur gênant que dans les environs de Saint-Augustin.  L'immense baie de Saint-Augustin se remplit et se vide 2 fois par jour...  Le labyrinthe de passages entre les îles qui l'entourent provoque des courants importants et difficiles à prévoir.  Nous n'avons pas vu de coins dangereux mais nous avons pu constater que les courants ont un gros impact sur la navigation (et sur le temps que cela prend pour aller de "A" à "B").

LA MÉTÉO

De juin à mi-août, les températures normales sont de l'ordre de 8 (mini) à 18 (maxi).  Entre autre, cela signifie qu'il y a 50% de chances qu'il fasse un peu plus froid...

Le temps est très variable, avec des risques de brume toujours présents.  Les vents dominants sont du sud-ouest et, lorsqu'il fait beau, se lèvent vers 10h et ne tombent qu'à la tombée de la nuit.  Le vent du sud-ouest soulève une houle importante puisqu'il traverse le golfe avant d'arriver sur la Basse-Côte-Nord.  En général, le climat est marin : il faut s'attendre à du temps humide et des changements de temps très rapides.

Nous avons utilisé un VHF pour écouter la météo.  On la trouve, selon les endroits, sur les canaux 25 ou 83, ainsi que sur les canaux météo 1 ou 2.  Elle peut être en anglais ou en français selon les stations que l'on attrape.  La météo est généralement donnée pour Blanc-Sablon et pour Chevery sur la côte, ainsi que pour Anticosti Nord, Golfe Nord-est et Détroit de Belle-Isle pour les prévisions maritimes.  La vitesse du vent est donnée en km/h pour la météo côtière et en noeuds pour la météo  maritime (1 noeud = 1 mille marin/heure = 1.85 km/h).  Un vent de 20 à 40 km/h, soit 10 à 20 noeuds représente le maximum confortable pour un kayak en zone exposée.

Quand j'ai demandé à un pêcheur où il prenait ses informations météo, il m'a répondu : "sur Internet!"

LES DANGERS

Les deux principaux dangers sont l'isolation et la température de l'eau.  Dans les deux cas, ce sont des dangers imperceptibles - tant qu'un autre événement de déclenche pas une suite de conséquences qui peuvent facilement devenir dramatiques.

1) L'isolation
En deux mots : il y a un hôpital à Blanc Sablon et un autre à Sept-Îles.  Les villages ont des services médicaux de base (services d'infirmerie).  De plus les communications peuvent être difficiles.  Conséquence : une urgence médicale devient vite problématique et peut nécessiter une intervention des hélicoptères de la Garde-Côtière.  L'accès à un traitement d'urgence peut facilement prendre d'un à trois jours, même davantage si les conditions météorologiques sont défavorables.

Il faut donc prévoir une trousse de premier secours suffisamment complète, anticiper les problèmes médicaux de chaque participant et se renseigner sur l'accès aux secours dans le secteur visité.

Différents moyens de communication sont disponibles :
- VHF (voir Pat's Boating  - en anglais - pour de bonnes informations sur l'utilisation de votre radio VHF).  Tous les bateaux de pêche de plus de 8 m sont équipés de radio VHF, de même que les vaisseaux plus importants.  La Garde-Côte canadienne maintient une écoute sur le canal 16 (Urgences).
- CB : les pêcheurs locaux et beaucoup de chalets de la région sont équipés de postes CB (SRG).
- Cellulaire : il paraît que l'on peut avoir accès à certains réseaux par endroit, par Terre-Neuve.  Je ne compterais pas dessus.
- Téléphone satellite : fonctionne dans toutes les régions en zones dégagées.
- Téléphone : dans les villages - mais il n'y a que très peu de téléphones publics.  Il ne faut pas compter qu'un téléphone sera automatiquement disponible à un quai public...

2) La température de l'eau
Comme partout dans le Golfe du Saint-Laurent en aval de Tadoussac, la température de l'eau est affectée par le courant du Labrador.  Elle se situe à environ 4 ou 5oC.  Conséquence : toute immersion provoque très rapidement l'hypothermie.  Même avec des vêtements appropriés, on se fatigue très rapidement au contact de l'eau.  Il est donc essentiel de s'équiper en fonction de ce risque : porter des vêtements isothermiques, maîtriser les techniques de récupération rapide en cas de dessalage et garder à portée de la main ce qu'il faut pour se réchauffer rapidement.

ÉQUIPEMENT

Voici les principaux équipements dont nous étions munis (en rouge, les équipements requis légalement au Canada pour une embarcation de 6m ou moins) :

- 2 kayaks de 17' (Boréal "Inukshuk" et Wilderness System "Epic"), pagaies, jupes.
- Pour chaque kayak :
 .  Veste de sécurité avec sifflet et couteau
 .  Pompe
 .  Flotteur de récupération "paddle float"
 .  Corde de remorquage sur le kayak
 .  Corde de 15m flottante dans le cockpit
 .  Compas
 .  Porte-carte et cartes du trajet
 .  Éponge

En plus, nous avions :
 .  Une pagaie de secours
 .  Un klaxon à aire comprimé
 .  Radio VHF
 .  Fusées de signalisation
 .  Réflecteur de radar (peu utile hors des zones de navigation car les petits bateaux n'ont pas de radar)
 .  GPS
 .  Boussole (relèvement et cartes)
 .  Petite trousse de réparation

Vêtements de kayak
 .  Néoprène 3mm ("farmer john")
 .  Bottillons néoprène
 .  Coupe vent "paddling jacket"
 .  Tricot "polypro"
 .  Chapeau, gants néoprène au besoin

Pour le camping :
 .  Tente légère 3 saisons, 3 personnes en 2 sacs (tente et double-toit)
 .  Sacs de couchage d'été (0oC)
 .  Matelas Thermarest
 .  Tapis de sol en plastique

Pour la cuisine :
 .  Réchaud multi-combustible et 2 litres de combustible "naphta" (nous en avons utilisé un peu plus que la moitié en 2 semaines)
 .  Réchaud de rechange ("bleuet" et une recharge)
 .  2 casseroles de camping et un petit poêlon
 .  Vaisselle légère
 .  4 bouteilles "Nalgene" 1 litre, 4 contenants d'eau en plastique souple de 4 litres.
Nous avons un problème avec les ouvre-boîtes et cherchons toujours la solution idéale (léger, compact, pas trop dur, fiable et solide).

Tous nos habits, trousses de toilette, trousses médicales, livres, cartes, sacs de couchage et matelas étaient dans des sacs au sec (6 en tout).  Nous avions en plus des sacs pour la nourriture et trois sacs de nylon vides pour transporter tous les petits objets que l'on finit par placer en vrac pour boucher les trous, ou pour faciliter le transport des bagages en cours de route (portage, escales, Nordik) ainsi qu'un petit sac à dos pour les promenades à pied...  Finalement un sac était destiné à tout ce qui était ficelles, cordes, bâches et couvertures de survie.

Nourritures :
- soupes, thon, lentilles en conserve
- riz assaisonnés, nouilles, couscous, gruau à cuisson rapide
- lait de soya (à la place du lait), café en poudre
- fromage, saucisson sec, thon et maquereaux en conserve
- pain noir "pumpernickel" et tortillas
- petites gâteries (chocolat, purées de fruit, dessert au chocolat...)
- barres énergétiques et noix mélangées pour manger en cours de route
- poudre "Gatorade"

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